|
| |
Voilà
comme l’histoire de la House Music a commencé…
Au début des années 70, il y avait un club pas comme
les autres…un club qui allait tout bouleverser. Situé
à l’angle de Broadway et de Bleecker street dans le quartier
de Chelsea, à New-York…Le «Loft»
ouvrit ses portes en 1971, mais en réalité ce n’était
pas un club, dans le premier sens du terme, mais un vrai loft, un
appartement dans lequel vivait le dj et organisateur David
Mancuso. On devait avoir sa carte de membre pour y rentrer,
et il n’était pas évident de l’obtenir.
Il fallait aimer la musique aussi follement que Mancuso et accessoirement
être gay. Deux cents fidèles…blacks, latinos, blancs
se réunissaient pour danser au son du meilleur sound system
de la ville. Pour la première fois, un endroit nocturne possédait
un son aussi terrassant et envoûtant, axé sur les basses…si
sourdes qu’elles finissaient par rendre fou les «Loft
babies». |
| |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
David
Mancuso |
|
Loft |
|
David
Mancuso |
|
|
|
|
|
|
| |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
| |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Echappant
aux autorités en argumentant qu’il ne s’agissait
que de fêtes privées, Mancuso ne pouvait
donc pas vendre d’alcool…mais on compensait avec les drogues
(acid, poppers, etc…) qui finissait même par être
en vente au vestiaire. Ne pas être légalement un club
permettait à Mancuso de fermer quand bon lui
semblait et les parties duraient des vingtaines d’heures.
David Mancuso, fut le premier « dj culte ».
Il poursuivit l’aventure du Loft…d’appartement en
appartement, de loft en loft. Pourtant, il connut de nombreuses difficultés
avec les autorités… En 1979, grâce à ses
chaussettes, il échappa à un procès l’accusant
d’organiser des soirées à but lucratif. Mais son
ami Mel Cheren qui apporta le témoignage salvateur « Monsieur
le juge, comment voulez-vous qu’un homme qui, sans faire attention,
met chaque matin des chaussettes dépareillées ait le
moindre sens du business… ». |
| |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
| |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Mel
Cheren (1979) |
|
|
|
Mel
Cheren |
|
|
|
|
|
|
| |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
| |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
| Voici
un autre pionnier… Nicky Siano : A 14
ans, il entrait dans ses premiers clubs et à 16 ans, il possédait
déjà sa carte de membre au Loft et é 17 ans,
en 1971, il profitait de la fermeture estivale du Loft pour
ouvrir le «Gallery». Le club obtenu rapidement
un succès retentissant en accueillant des artistes comme Garce
Jones ou encore Loleatta Holloway pour leurs
premiers shows. Nicky devenait le premier dj reconnu par l’industrie
du disque, qui commençait à comprendre qu’un dj
pouvait, à lui seul, façonner la carrière d’un
hit. |
| |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Nicky
Siano |
|
Mel
Cheren & Grace Jones |
|
Loleatta
Holloway |
|
|
|
|
|
|
| |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
| |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
| Ainsi
les clubs, la danse et les drogues étaient bien en place, mais
la disco n’existait pas encore. Enfin…pas officiellement !!
Car, à New-York tous les djs étaient à la recherche
d’un disque obscur «Soul Mokossa»,
signé sur d’un inconnu total…Manu Dibango.
Certains considéraient ce titre comme le premier morceau disco,
mais ça pourrait tout aussi bien être «Armed
and Extremely Dangerous» de First Choice
ou alors le méga hit «Superstition»
de Stevie Wonder. En 1974, Miami fut le point de
départ d’une production disco massive, ainsi H.W.
Casey et Richard Finch y produisaient des gens comme George
Mc Crae (Rock you Baby), puis KC
& The Sunshine band…ce fut les premiers hit disco. |
| |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Manu
Dibango |
|
First
Choice |
|
George
Mc Crae |
|
|
|
|
|
|
| |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
| |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
| Tom
Moulton, fut le petit génie de la disco…à
l’origine de cinq inventions d’ordre musical : le
slip-cueing, le break, le medley, le remix et le maxi. Dj au club
"Sandpiper" à Fire Island (New York),
Moulton avait la particularité de ne jamais mixer sur scène.
Il faisait ses mix chez lui et les amenait ensuite au club. Il avouait
être fasciné par les réactions des danseurs pour
pouvoir mixer en même temps. Il finit alors par avoir chez lui
un matériel technologique impeccable, un réel home-studio
avant l'heure. Grâce à Mel Cheren, il
travaille sur les bandes d'un morceau de Will Downing.
Ce sera le premier remix de l'histoire de l’industrie. Ente
1973 et 1974 on doit bien dénombrer une centaine de disques
portant la mention "A Tom Moulton mix".
L'autre invention essentielle qu'on lui doit fut une découverte
due au fruit du hasard: "J'avais fini un mix de Al Downing et
il me fallait dans l'heure une copie pressée. Mais là,
Joe Rodriguez, mon assistant m'a signalé qu'on
avait plus de format 10inches en stock. Tant pis, j'ai dit à
Joe de prendre un 33 tours (12inches) ça fera l'affaire. Je
me souviens encore de nos tronches quand on s'est aperçu de
la dynamique qu'on gagnait à séparer les sillons au
maximum." Ils venaient de découvrir le maxi 45 tours,
le maxi-"Disco", véritable bombe dans l’industrie
musicale de l’époque. La Pop était en 45 tours,
la Disco sera en maxi ! |
| |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
 |
|
|
|
|
|
|
Tom
Moulton |
|
|
|
Tom
Moulton, Fred Held
& Mel Cheren
|
|
|
|
|
|
|
| |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
| |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
| Bien
sûr, il y a d'autres personnages, d'autres djs ou producteurs-clefs,
d'autres villes que New York et d’autre pays surtout…Et
si c’était l’Europe qui avait mis le feu aux poudres ?
Moroder et Cerrone écoutent
les boîtes à rythmes de Kraftwerk et
décidaient de les utiliser façon «Dance music».
La Disco se technologise, se faisant plus crade et plus vulgaire.
L’Europe n’avait peur de rien et certainement pas du mauvais
goût. Elle cherchait l’efficacité et transformait
la disco en musique globale, usant des références américaines
pour en faire des clichés planétaires. |
| |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
| |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Giorgio
Moroder |
|
Cerrone |
|
Kraftwerk |
|
|
|
|
|
|
| |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
| |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
| Pour
le meilleur et pour le pire, le Studio 54 restera
le plus célèbre des clubs Disco. Situé dans des
anciens studios de la télévision au 254 de la 54ème
rue, l’aventure 54 fut dirigée par deux amis de fac:
Steve Rubell et Jan Schrager. Le 26 avril 1977 le
54 avait le plaisir d’accueillir des invités prestigieux
comme Cher, Elton John, Andy Warhol, etc... Et à
l’intérieur on se laissait littéralement aller...
Nicky Siano en était le résident dj.
Le 54 ferma ses portes le 2 février 1980. Rubell et Schrager
font de la tôle. Depuis, Steve Rubell est mort du Sida et Ian
Schrager s’orienta dans la gestion d’hôtels internationaux. |
| |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
| |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Studio
54 |
|
|
|
Studio
54 |
|
|
|
|
|
|
| |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
| |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Mais
revenons au début de l'année 1977. Situé sur
King Street en plein Greenwich Village, s’ouvrait un nouveau
club. Son dj est Larry Levan…qui en 1972,
était employé au Gallery par Nicky
Siano et découvrit ainsi les premières platines profitant
des bons conseils de Siano. Depuis, il a fait du chemin. Il
est devenu dj…un vrai. Et pendant 10 ans de 1977 à 1987
il eut son lieu, sa résidence, son temple…Le
Paradise Garage ! Le club avait beau être immense,
il était pourtant réservé à des membres
qui avaient chacun leur carte. Mais attention ! Pas de membres VIP,
on n’était pas au Studio 54, ici on voulait des gens
vrais et profonds !
Des réels amateurs de musique, de Soul, de sons, latins et
africains, des gens qui dansaient toute la nuit, toute la matinée,
pour vibrer sur la même pulsion. |
| |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
| |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Larry
Levan (Paradise Garage) |
|
Paradise
Garage |
|
Paradise
Garage |
|
|
|
|
|
|
| |
|
|
|
pic by Bernie Bernthaler |
|
|
|
|
|
|
| |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
D’ailleurs,
voici quelques témoignages d’anciens clients du club :
SEBASTIO JR, membre du Paradise Garage depuis 1981 a dit:
"Je me rappelle ma première au Paradise Garage, je n’oublierai
jamais la boule au cœur quand on grimpait ce long corridor
où l'on entendait le son vibrer de partout. Ce putain de
Boom Boom étouffé et terrassant. Et là y suffisait
de pousser ces battants et c'était le paradis ! Parfois je
me disais que Dieu était venu danser parmi nous ! 2000 personnes
réunies pour danser, vibrer, crier, chanter... Le corps et
l'âme ! C'était si intense... Mon meilleur souvenir
du Garage ? Hmmm...
Vers 1982, un soir Larry Levan à deux heures du matin…stoppe
le son et prend le micro et dit:
- Mes amis thank you ! Good to have you ! Attention c'est sa première
performance live ! Dès lundi vous l’entendrez sur WBLS,
C'était Madonna... Son tout premier show !"
BEVIS HILLIER, membre du Paradise Garage depuis 1978 a dit:
"Le week-end de la mort de Marvin Gaye en 1983 tout le
monde ne parlait que de ça... Imaginez le choc ! Marvin assassiné
par son père. Larry a attendu jusqu'au petit matin... Il
n'y avait presque plus personne et à 9H du mat, Larry a mixé
une heure magique de Marvin Gaye et tous ensemble on a dansé,
chanté et pleuré."
JOSH CURRY, membre du Paradise Garage depuis 1977 a dit:
"En 1981 il nous jouait pour la première fois une
de ses plus belles productions, car Larry était aussi un
putain de producteur, vous savez ! Et au break du morceau intitulé
Heartbeat de Taana Gardner il y a cette rythmique qui imite un
battement du coeur et Larry l'a mixé avec un vrai battement
du coeur. Les Lights rouges étaient de plus en plus puissants
à chaque battement. Et il a ralenti le disque, a stoppé
le heart beat et ce fut un silence de mort."
VICKY WELSH, membre du Paradise Garage depuis 1984 a dit:
"Larry était un drôle de type vous savez.
Une fois, la soirée était déjà entamée
et Larry de sa cabine dj avait remarqué que les boules à
facettes n'étaient pas propres... Je vous jure... Il est
descendu de sa cabine, a pris une échelle et est allé
lui-même nettoyer les boules ! Le disque s'est arrêté,
la foule ne disait rien en le regardant. Ensuite il a remis un disque
et les gens sont devenus fous !"
NICK MUSTO, membre du Paradise Garage depuis 1981 a dit:
"Et quand la soirée était finie et que tout
le monde rentrait... Et ben vous savez quoi ? Larry restait dormir
au Paradise Garage ! Vous imaginez ? Il dormait là-bas !
Ce club c’était toute sa vie."
JOE HARDIGGAN, membre du Paradise Garage depuis 1977 a dit:
"Larry nous racontait une histoire"
Mais un jour…tous les membre du Paradise Garage ont reçu
cette lettre:
"Il arrive dans nos vies que quelque chose de magnifique
s'éteigne. Cela nous rend triste, car on ne peut plus la
voir et la sentir près de nous. Pour autant nous devons garder
cette flamme dans notre coeur; il n'y a rien à regretter."
C’était la fin du Paradise Garage, le 25 septembre
1987.
|
| |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Larry
Levan |
|
Paradise
Garage |
|
Larry
Levan |
|
|
|
|
|
|
| |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
| |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
C'est
à ce moment précis qu'intervient Chicago, la 3ème
ville des Etats-Unis avec un ghetto noir de 1,5 millions d'âmes.
C'est ici que se joue l'histoire de la House music.
Les histoires se recoupent et celle de Chicago a un rapport direct
avec Larry Levan et le Paradise Garage. En effet, juste après
l'ouverture du Paradise, un promoteur de Chicago qui venait d'ouvrir
son club le "Warehouse" est venu débaucher
Larry Levan. Sauf que celui-ci ne voulait bouger pour rien au monde
de sa maison le Paradise Garage. Alors, c'est son pote Frankie
Knuckles, qui en 1969, 15 ans à peine, rencontra le
tout aussi jeune Larry Levan... et seront employés au Gallery
par Nicky Siano…Donc Frankie parti pour Chicago. Le Warehouse
connut un succès fulgurant. La ville n'avait jamais vu un club
pareil et Knuckles y apparut comme un sorcier, un magicien avec toute
la science du dj qu'il avait apprise à New York. Au Warehouse
autour de Frankie Knuckles on retrouve toute la communauté
black homo, jusque là frustrée d'une ville coincée.
Et puis, c'est l'explosion Disco et les amoureux de la musique trouvent
enfin un lieu digne de leur passion.
Musicalement, Frankie Knuckles était porté sur le Philly
Sound. Il a toujours eu un côté chic et précieux
qu'on entend d'ailleurs dans ses productions. |
| |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Warehouse |
|
Frankie
Knuckles |
|
Warehouse |
|
|
|
|
|
|
| |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
| |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Mais
quand la Disco Sucks tomba sur les States, la production s'effondra.
Le tempo radouci et le son devint plus Funk. Par contre à Chicago
les kids ne voulaient pas d'une musique plus cool. Alors Knuckles
dû se mettre à "tricher", à remixer
les morceaux, à rallonger les ponts, les breaks. Un après-midi
de 1981, Frankie Knuckles se promenant dans les rues
de Chicago tombe sur la devanture d'un bar où il était
écrit "Ici on joue de la House music". Il se demande
qu'est-ce que la House music et les gens lui répondirent :
"Mais Frankie, c'est la musique que tu joues au Warehouse !"
Sauf qu'en 1981, Knuckles ne jouait que de la Disco... La House music
n'existait pas qu'elle avait déjà un nom ! Et, dans
les magasins de disques on tamponne déjà les disques
d'un nouveau sceau: "House". Ce mot venait
aussi utilisé pour abréger le nom du club "Warehouse".
Et puis bien sûr, la House, c'est surtout la musique que l'on
fait à la maison. Il faut dire que ça ne coûte
pas cher. Mel Cheren de West End Records
racontait souvent que la House n'est que de la Disco "on the
budget…" (sans fric…). Plus besoin d'orchestre, il
suffisait d'avoir ces deux machines:
- Roland 303 (génératrice de basses)
- Roland 909 (génératrice de rythmes)
C'est ainsi que sont nés les "tracks"; les morceaux
sans structure pop, mais avec un rythme et un groove prépondérant,
comme ce qu'on entendait au Warehouse. |
| |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Frankie
Knuckles |
|
Mel
Cheren (2001) |
|
Table
de mixage (1983) |
|
|
|
|
|
|
| |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
| |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
| En
1983, Knuckles se brouille avec le Warehouse. Bref, il part pour ouvrir
un nouveau club, le "Power Plant". Les
patrons du Warehouse se trouvaient désemparés. Il fallait
trouver un nouveau Frankie Knuckles ! Ils sont alors allés
chercher un gars de Californie, Ron Hardy et eux
aussi ont ouvert un nouveau club, le "Music Box".
Ron Hardy est un nouveau mythe de l'histoire de la
House music. Il poussa l'art du mix plus loin qu'un Levan, perfectionnant
l'aspect technique et se permettant tout: jouer trois ou quatre fois
le même morceau en une heure ou faire durer le même disque
une demie-heure non-stop ! La communion avec le public est totale.
Si au Power Plant Knuckles poursuivit la lignée garage du Warehouse
et accentue l'aspect black et gay militant, le Music Box de Ron Hardy
était, lui, bien plus sulfureux, plus ghetto aussi. On y poussait
le volume sonore au-delà de toutes limites. Ron Hardy et Frankie
Knuckles rencontrèrent alors chacun une foule de fidèles
qui, une fois sortis du club, rentraient chez eux et sur ces fameuses
machines Roland créent des tracks dans l'unique but que les
djs les jouent. Frankie Knuckles jouait régulièrement
des titres en K7, alors que les morceaux ne sortaient que deux ou
trois années plus tard sur vinyle (les CDR de l’époques…) |
| |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Ron
Hardy |
|
Music
Box |
|
Ron
Hardy |
|
|
|
|
|
|
| |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
| |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
| Loin
d'être aussi connu que le Paradise Garage et le Warehouse, le
Fun House à Manhattan (26th Street) est pourtant essentiel.
C'était un club d'un natif du Bronx; John Jellybean
Benitez et sa bande de Latin rascals; Arthur Baker et John
Robie, les inventeurs du son électro. La clientèle était
essentiellement latino et italo. Les fans du Paradise Garage les traitaient
de B&T (Bridges & Tunnels). Jellybean Benitez quitta le club
en juin 1984. Son tout jeune remplaçant est une future star;
"Little"Louie Vega des Masters
at Work. Le Fun House ferme ses portes fin 1984. |
| |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
"Little"Louie Vega |
|
John
"Jellybean" Benitez |
|
"Little"Louie
Vega |
|
|
|
|
|
|
| |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
| |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
| Marshall
Jefferson, autre pionnier, faisait des morceaux pour Ron
Hardy, on pouvait dire que l’interaction entre la musique
et les clubs était totale. Officiellement, le premier titre
house à être sortie en vinyle fut «On
& On» de Jesse Saunders en 1984.
Mais en Europe, en 1986, un disque de genie…MARS avec
«Pump up the volume» fit découvrir
au grand public, sans le savoir, le premier disque house Européen…Je
laisserais les puristes en juger... |
| |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Marshall
Jefferson |
|
Jesse
Saunders |
|
Marshall
Jefferson |
|
|
|
|
|
|
| |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
| |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
| |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
| |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
| |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
| |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
| |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|